Octobre Rose, elle témoigne !

Ça y est le mois d’octobre est arrivé et avec lui la grande opération : Octobre Rose. C’est une campagne de sensibilisation sur le cancer du sein et son dépistage, organisée par l’association “Le Cancer du Sein, Parlons-en !”. Cette année est la 21ème édition… 

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1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein.
Chaque année, le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vie.

Pour évoquer ce sujet j’ai décidé de réaliser un petit portrait de ma grand mère Eliane qui, il y a 22 ans, a attrapé cette put*** de maladie.

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J’avais 53 ans et tous les ans j’avais ma visite de contrôle, je portais un stérilet à l’époque donc suivi obligatoire (heureusement). Lors de mon check-up de mars 92 tout va bien, on me donnait RDV 6 mois plus tard. C’est donc en octobre que je me rendais à nouveau au cabinet de ma gyneco.

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A la suite de cet entretien, quelque chose ne va pas, on m’ordonne de faire une ponction. C’est à partir de ce moment là que le cancer du sein a été décelé et que le mot a été prononcé. “J’étais seule chez ma gynécologue et je croyais que le ciel me tombait sur la tête” . Je décidais de prendre immédiatement un rdv avec mon médecin traitant pour savoir s’il me fallait consulter un spécialiste sur PARIS, j’étais perdue. La réponse m’avait rassurée car on m’indiquait que “le cancer était très bien opéré même en dehors de la capitale”. Je ne vais pas mentir, le mois suivant fut le plus horrible de ma vie. Je voyais ma famille affolée par le mot CANCER, triste et très inquiète. Le 28 novembre 1992, jour de l’opération . Je ne savais même pas si on allait m’enlever le sein droit en entier ou non. Je ne suis pas douillette et finalement j’avais plus peur pour mon mari (que je laissais seul dans l’inquiétude) que pour moi. A aucun moment j’ai pensé que ma vie allait s’arrêter, je ne suis pas une personne négative et j’avais confiance! 2 petits jours après j’étais déjà dehors, au final on ne m’avait pas enlevé le sein mais seulement les ganglions sous le bras. En rentrant chez moi j’avais découvert des traces de larmes sur l’oreiller, mon mari s’était beaucoup inquiété.

J’ai pleuré lors de l’achat de la perruque mais pas avant. J’avais peur du regard des gens et finalement je ne l’ai jamais mise.

Début 93 on avait commencé la chimio et les rayons pour une durée de 6 mois, le premier jour j’étais décomposée. Les séances étaient dures à supporter et me semblaient interminables,  la poche de glace à maintenir sur la tête pour diminuer la perte de trop de cheveux n’était pas agréable non plus. On ne peut pas éviter la perte totale mais je crois que ça m’a aidée. Viens alors LE moment dramatique pour moi : l’achat d’une perruque, ce fut très difficile, trop difficile… je ne me sentais pas à l’aise avec elle, ce n’était pas moi. La chimio me fatiguait et j’ai fini par perdre beaucoup de cheveux (mais toujours pas de perruque sur la tête, elle reste au placard). J’étais bien entourée, on tenait tous le choc. J’avais eu la chance d’être très bien suivie médicalement parlant. Pendant les 5 années suivantes j’avais dû suivre un traitement, un cachet par jour… les douleurs ne partaient pas toutes, comme ce cou qui me faisait souffrir parfois mais j’avais ma famille et ça, ça aide beaucoup, la famille c’est important ! Et puis un jour les cheveux ont repoussé, tout blancs, mais ils étaient bel et bien de retour et la vie avait repris son cours… sans oublier un suivi permanent gratuit (medecin + hôpital), tous les ans puis tous les 2 ans jusqu’à mes 70/72 ans.

Aujourd’hui j’ai désormais un sein plus fort que l’autre, heureusement qu’il existe des soutiens gorge spécialisés, je donne tous les ans un peu de mon argent pour cette cause et même si il m’arrive d’avoir encore quelques douleurs : je me sens bien, vivante. Cela fait maintenant 22 ans et je suis satisfaite de mon parcours. J’encourage mes filles et toutes les femmes de mon entourage à se faire contrôler régulièrement, c’est important ! Bien sûr que j’ai souffert et que par moment je me suis posé tout un tas de question mais la finalité est là: aujourd’hui je suis guérie.

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Qu’il fut difficile d’écouter ma grand mère parler sans verser une petite larme. Je connaissais les grosses lignes mais pas tous les détails, j’avais 7 ans à l’époque. Je suis si fière de ce roc que rien n’atteint. Bravo Mamie!

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Le rose fleuri sur la toile, on en parle partout !

Exemple d’actions autour de nous (2014):
Restau ➩ River Café, 146 Quai Stalingrad – 92130 ISSY-LES-MOULINEAUX – Ce lieu propose à l’occasion un Menu Rose.
Mode   ➩ La marque de lingerie Sans Complexe reverse 1€ à l’association + 1 noeud offert /  ➩ Stella Dot propose 2 pièces à sa collection de bijoux créées pour l’occasion dont 100% des bénéfices reviennet à une association (+++)
Sport   ➩ Le Triathlon des Roses : Evénement sportif organisé par la Fondation ARC, samedi 4 octobre au parc de saint cloud
 Le challenge du ruban rose à Bordeaux le 19 octobre
Salon  ➩  Montpellier : expo, atelier, Zumba… tout ça se passe par là : Sein’Former

Et n’oublions pas les marques qui, au quotidien, informe et encouragent les femmes à se faire dépister comme My Boobs Buddy par exemple.

Renseignez-vous autour de vous, il y a forcément des manifestations organisée pour soutenir #OctobreRose. N’hésitez pas à partager vos bons plans en commentaire de cet article pour toucher un plus grand nombre ! Faite circuler le message…le dépistage sauve des vies !

Pour elle ♥ & pour toutes les autres…
portons le Ruban rose
et gagnons ce
combat !

octobre rose 

En France, dès 1994, le groupe Estée Lauder Companies et Marie Claire ont rassemblés leurs efforts afin de s’engager dans la lutte contre le cancer du sein, en créant l’association “Le Cancer du Sein, Parlons-en !”.
Chaque année leur engagement et mobilisation se renforcent afin d’informer toujours plus de femmes sur l’importance du dépistage précoce. Depuis 2004, les Prix Ruban Rose soutiennent financièrement la recherche contre le cancer du sein.

 

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