L’heure de la rentrée a sonné, c’est la fin du congé maternité (et parental)… sniff

 

Quand il faut y aller, faut y aller…

Après 212 jours passés à la maison dont 164 avec mon Bigorneau me voilà prête à reprendre le chemin du travail ce matin, enfin prête – tout est relatif -.

Quand je me suis arrêtée de travailler en avril dernier (une semaine avant la date prévue de mon congé patho, à cause de ma tension), je me demandais bien ce que j’allais faire de mes journées à la maison. J’avais peur de m’ennuyer à attendre la venue de mon bébé. Ce ne fut pas le cas. Merci les copines toujours présentes pour moi, les événements blog et autre qui ont rythmé mes dernières journées de femme enceinte. A cela vient s’ajouter la chance de rencontrer mon bébé quelques semaines plus tôt que prévu, mon Bigorneau ne s’est pas trop fait désirer et c’était pour mon plus grand bonheur. J’allais passer encore plus de temps avec elle et surtout j’allais la laisser à la crèche un peu plus “grande” que prévue.

Les mois ont passé et je sentais bien que je ne serais pas prête à la laisser à la date “prévue” par le congé maternité (mi-aout). 3 mois c’est trop petit, elle était encore si fragile… J’ai donc décidé d’entamer une discussion avec mister figolu pour envisager la possibilité de prendre un peu de congé parental à la suite de mon congé maternité. Cette décision ne pouvait pas se prendre seule car, pendant cette période, je ne percevrai pas de salaire et ce serait donc à monsieur d’assurer tout le quotidien. (ndlr : toujours pas de nouvelles de la CAF à date pour mes versements de septembre et octobre car mon dossier est toujours “en cours d’étude”). Après moult réflexions nous nous sommes mis d’accords sur du moit-moit : 2 mois à temps plein à la maison suivis de 4 mois à 80% au travail. 

Je pensais que ce serait suffisant ! Alors qu’au fond de moi je croyais qu’au bout d’un moment j’aurai hâte d’y retourner, que les journées “gouzis-gouzis” allaient me saouler ou encore qu’un rythme métro/boulot/dodo allait me manquer, mais surtout qu’un bébé de 5 mois serait assez grand et donc plus facile à laisser…  balivernes ! C’est le coeur lourd que je reprends le chemin de travail.

Alors qu’autour de moi tout le monde me dit que “ca va bien se passer”, “il faut bien reprendre un jour” ou encore ” il faut gagner des sous”… oui j’en suis consciente mais j’ai l’impression que le temps passé avec mon bébé n’aura pas été suffisant. J’ai l’impression que mon corps sera à un endroit et ma tête ailleurs (pas pratique pour bosser…). J’ai l’impression d’avoir accouché hier et de laisser mon bébé. Je sais que certaines reprennent le boulot bien avant (vers les 3 mois de l’enfant), j’ai eu la chance que -financièrement ça passe – pour 2 mois de rab mais cela reste très compliqué de laisser mon bébé même si elle est un peu plus grande.

Bref, aujourd’hui je retourne au travail. Je savais que ce jour arriverait et pourtant je ne me sens pas prête. J’ai l’impression que ce n’est pas par choix mais par obligation que j’y retourne… Je me sens mal, mal de laisser mon bébé, mal de ne pas voir ses évolutions quotidiennes, mal de ne pas être auprès d’elle H24. Bizarrement je n’ai pas pleuré le premier jour où je l’ai laissée seule à la crèche. Je crois que notre période d’adaptation de 2 semaines y est pour quelque chose. Je vous raconterai tout ça mis ça m’a aidée. Je sais que le nouveau rythme des journées va vite s’imposer mais aussi que les habitudes au boulot vont très vites revenir, je ne doute pas de cela mais suis-je prête ? Je ne crois pas. J’ai peur de ne pas réussir à tout gérer correctement : ma vie de maman, de femme, de soeur, d’amie, mon boulot, mon blog…

J’aurais aimé avoir le choix de pouvoir être maman à plein temps, la maman mon petit Bigorneau, pendant quelques mois supplémentaires ou années mais ce n’est pas possible. Alors aujourd’hui je reprends mon RER et le chemin du boulot et j’ai hâte de venir te chercher ce soir à la crèche ! Je pense que les femmes devraient pouvoir choisir librement de rester plus longtemps avec leur bébé si elle le désire et surtout être soutenue dans ce choix… mais pour le moment cela reste une décision trop difficile à prendre (financièrement je parle). Je sais qu’en France nous avons quand même la chance de pouvoir rester à la maison un peu plus longtemps qu’au Canada par exemple mais bien moins qu’en Pologne (coucou France & happy) alors je relativise. Nous ne sommes pas si mal. 

Alors hier j’ai essuyé mes larmes et je suis partie me coucher en prenant soin de contempler de longues minutes mon bébé qui je savais allait beaucoup me manquer.

 

 

 

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