Le récit de mon incroyable voyage au sein de l’ecole PSE au Cambodge

Salut,

Aujourd’hui je suis fière de vous parler à nouveau de mon rôle de marraine d’honneur de l’association « Pour un Sourire d’Enfant » (PSE).

En quelques mots…

Pour Un Sourire d’Enfant, c’est l’histoire d’un couple, celui des Pallières, celui de Marie-France et Christian, qui découvre dans les années 90 l’existence de la décharge publique de Phnom Penh, capitale du Cambodge. Dans cette décharge, des centaines d’enfants (appelés chiffonniers) y travaillent quotidiennement pour y trouver nourriture ou déchets à revendre.

“Ce fut un véritable choc ! Cela donnait envie de crier… ou de pleurer !”.

Immédiatement, le couple décide d’agir ! Tout d’abord en apportant de la nourriture aux enfants puis, une fois rentré en France, en sillonnant le pays dans le but de faire connaître l’urgence de la situation. Ils ont ainsi commencé à former un réseau de bénévoles et à récolter les premiers dons pour leur association appelée « Pour un Sourire d’Enfant » (PSE). Le nouvel enjeu n’était plus seulement de nourrir ces enfants mais de les sortir de la misère et de la maltraitance en leur offrant des conditions de vie décentes mais aussi et surtout en leur donnant accès à quelque chose d’essentiel : l’éducation. Depuis plus de 20 ans ils interviennent donc auprès des familles dans le besoin. PSE c’est désormais une équipe sur place mais aussi + de 300 bénévoles regroupés au sein des antennes en France et dans le monde entier.

Quand l’opportunité de devenir marraine m’a été offerte je me suis pas mal remise en question. Moi, Miss figolu, Marion, qu’allais-je bien pouvoir apporter à PSE ? Avant de m’engager dans cette association, j’ai eu la chance de rencontrer la fondatrice Marie-France des Pallière dans le but d’écouter son histoire et d’échanger avec elle sur l’essence même et les actions de l’association. Je me souviens avoir posé ma matinée au boulot car je sentais que cette rencontre était réellement ce dont j’avais besoin pour pouvoir m’engager. J’ai eu raison car Marie-France a “su trouver les mots” qu’il fallait pour que cet engagement devienne réalité.

Quelle claque ! Les larmes ont coulé dès le visionnage du film de présentation de l’association. Je n’avais pas conscience de la pauvreté qui existait au Cambodge. A la suite de celui-ci, nous avons pu poser toutes les questions que nous avions, nous avons ri, nous avons pleuré. Ce fut un échange plein d’émotion, bienveillant, naturel et constructif avec cette femme incroyable et très ouverte. J’ai beaucoup aimé cette première approche et j’ai de suite eu envie de m’engager » et de parler autour de moi » de PSE. Je profite de ce moment pour remercier mes collègues qui, depuis CE moment, écoutent mes récits aux pauses café et – pour certains – sont devenus parrains (<3).

A partir de ce moment, j’ai suivi l’actualité de l’association, des camps d’été à la rentrée scolaire des enfants et, à la fin du mois de janvier, j’ai eu l’immense honneur de participer au voyage presse au Cambodge. Une fois de plus me voilà à poser des congés pour donner de mon temps bénévolement, pendant 4 jours, et vivre l’expérience PSE au sein même de l’école ! INCROYABLE. 4 jours à l’autre bout du monde c’est speed et nous avions un programme bien chargé que j’avais hâte de découvrir. Le but : comprendre encore mieux le cheminement qui a mené à la création de l’association et la manière concrète dont sont utilisés les bénéfices apportés aux enfants + découvrir l’aventure PSE. Avec 4 autres blogueuses (Viviane, Eve, Elisa & Julienne) nous avions la chance d’être entourées d’une équipe incroyable : Marie-France elle-même, Laurine et Nassim de l’agence de communication mais aussi du réalisateur Patrice Leconte « Grand parrain » de PSE, du Figaro et de Version Femina. Une dream team sur la même longueur d’onde ! Je vous raconte ?

Que l’aventure commence !

Me voilà donc le 22 janvier, sac sur le dos direction l’aéroport pour vivre cette incroyable aventure humaine. 14kg dont la moitié de livres / bonbons et ballons ou autres objets pour les enfants, achetés par mes soins & récoltés auprès de mon entourage (encore mille MERCIS pour eux). 22h d’avion plus tard et quelques films visionnés nous voilà bien arrivés à Phnom Penh, en pleine nuit.

C’est dans l’école même que nous sommes hébergés. Je loge dans une chambre de l’hôtel d’application, où les élèves – qui suivent un cursus hôtellerie – s’exercent. J’ai une super coloc : Viviane. Je la suivais déjà sur les réseaux mais je ne l’avais jamais rencontrée. Ça a de suite matché ! Après une bonne nuit de récupération nous voilà réveillées par l’arrivée des enfants à 6h du mat’ (quoi ????).

Des cris, des rires, des blablas d’écoliers, les bus desservent des centaines d’enfants… un sacré spectacle à observer de notre porte. Les journées commencent très tôt pour eux. PSE les accueille avec un petit déjeuner puis direction une bonne séance de sport. S’en suit un temps de douche, on enfile les uniformes puis tout le monde se rassemblent pour le lever de drapeau. Une fois toutes ces « activités » accomplies, les enfants rejoignent chacun leur classe. Il faut savoir que l’institut accompagne les enfants que de soit dans des écoles publiques en partenariat avec PSE comme au sein même de l’école. De la nurserie à la formation professionnelle en passant par un centre d’éducation spécialisé pour les handicapés, des classes de rattrapage pour les plus en difficulté, des paillotes pour les moins de 6 ans et même une business school. Bref, PSE couvre tous les âges et les besoins. L’association va plus loin et forme même ses professeurs afin qu’ils puissent dispenser de bons cours. Cela a pour objectif d’améliorer sans cesse la qualité des services proposés aux enfants et à leurs familles. A ce jour, plus de 140 métiers sont dispensés chez PSE. L’objectif principal de ce large choix est de répondre aux véritables besoins du pays car ces enfants sont les acteurs du développement du pays de demain. Pendant une période d’environ 6 mois, PSE prend le temps d’expliquer aux élèves les différents métiers et formations dispensés afin de les aider à faire un choix de carrière.

PSE a créé la formation professionnelle au Cambodge !

Pour répondre au maximum aux besoins des enfants, 6 programmes principaux ont été mis en place :

  1. nourrir,
  2. soigner (à l’école, dans les paillottes ou sur les unités volantes qui se déplacent régulièrement près des communautés),
  3. protéger,
  4. éduquer/scolarisés (à l’ecole PSE ou dans les écoles publiques avec un accompagnement),
  5. former à un métier,
  6. aider les familles.

L’un des buts de PSE est d’aider les enfants à se construire dans 3 domaines : la santé physique, psychologique et l’éducation. Leur mission est qu’il devienne des adultes équilibrés et autonomes, socialement et professionnellement.

Et on ajoute à tout cela une multitude d’activités extra scolaires qui sont également proposées en fin d’après midi après les cours (musique, sport, veillée, lecture…) : Bravo ! A l’école on croise des enfants épanouis, souriants et plein de vie qui n’hésitent pas à demander un câlin ou un petit moment d’attention <3. J’ai beaucoup aimé vivre cette aventure au coeur même de cette école. Cela a rendu mon voyage encore plus prenant, encore plus beau et cela n’a que renforcé ma fierté à parler de PSE.

Notre planning était chargé et l’un des moment les plus difficile fut cette matinée où nous avons rencontré l’équipe sociale (plus particulièrement échangé avec Leakhena et Bora, d’anciennes élèves). Cette super team a pour but de visiter les bidonvilles appelés communautés afin de leur parler de l’existence de l’ONG mais aussi déterminer les familles qui ont le plus besoin d’aide et ainsi sauver le maximum d’enfants. Ceux qui ont « le plus » besoin de soutien. Parce que, lorsque PSE décide de soutenir une famille, elle prend en charge toute la famille, tous les enfants d’une fratrie. Il faut alors réussir à convaincre les parents de scolariser leurs enfants. Pour se faire, ils doivent user de techniques pour mettre en confiance les personnes et obtenir des renseignements sur leurs conditions de vie. PSE prend en charge les plus pauvres parmi les plus pauvres ; PSE s’engage à suivre l’enfant jusqu’à son insertion professionnelle. Nous avons donc pu suivre une équipe et participer à leur tournée hebdomadaire d’une communauté. J’ai vu les conditions de vie de ces enfants, ces familles à aider et j’ai eu le coeur gros. Des déchets de partout, des petits espace de vie insalubres pour des familles entières, peu de nourriture, peu de vêtement, peu d’espoir. Une misère sans nom, une violence palpable… L’enfer.

A chaque moment compliqué je me raccrochais aux sourires de ces nombreux enfants, ceux à l’école mais aussi ceux des paillotes, où se fait l’accueil des petits de moins de 6 ans dans le but de les protéger, soigner, nourrir. Aller leur rendre visite et jouer avec eux / distribuer des briques de lait et partager des instants avec ces petits en demande m’a touchée et fait un bien fou. A chaque étape difficile, je me raccrochais à tout ce que l’association a pu mettre en place et va continuer de faire pour eux. Mais quelle tristesse, quelle épreuve et quel travail pour ces formidables bénévoles PSE.

Avec les filles <3

Puis, les autres jours, ont suivi des conférences avec le médecin, la visite du foyer de vie adapté aux enfants handicapés que l’on oublie pas, la découverte de la business school, des classes professionnelles, sans oublier l’incroyable rencontre d’anciens élèves, des “pépites”. Il était très touchant de voir à quel point ces anciens élèves sont fiers d’avoir réussi mais surtout d’entendre leurs souhaits pour le futur. Ils sont plein de projets pour eux, leurs familles mais aussi pour les écoliers PSE. Si vous ne l’avez pas vu, un film est sorti en 2016 retraçant leur parcours.


Film Les Pépites de Xavier De Lausanne qui raconte l’histoire d’anciens chiffonniers qui finissent leurs études ou commencent à travailler. Je vous le conseille !

En plus d’aider les enfants, PSE propose un programme d’accompagnement pour les parents. Nous avons, par exemple, pu visiter l’atelier qui fabrique les uniformes où ce sont des mamans en réinsertion qui y travaillent. Ces mamans occupent également des postes à la cantine de l’école. Toujours dans le but d’aider les familles, il faut savoir que toute la scolarisation d’un enfant est prise en charge par l’association. Pour compenser le « manque à gagner » des enfants (le fait qu’ils ne travaillent pas et donc ne participent pas “ à ramener des sous/ nourriture” à la maison) PSE distribue de manière hebdomadaire du riz à toutes les familles, cela représente quand même 7 tonnes. Je ne peux vous citer tout ce qui est mis en place par l’association et je vous invite à vous rendre sur leur site pour en savoir plus (https://pse.ong/)

PSE en quelques chiffres / infos :

  • 2009 : fermeture de la décharge de Phnom Penh
  • + de 6 500 : enfants sont accompagnés par PSE
  • + de 4 500 sont scolarisés
  • Un centaine d’enfants sont hébergés au centre PSE pour leur protection (conditions de vie trop extrêmes pour les laisser dans leurs familles : violence, drogue, abus sexuel par exemple…)
  • 1 000 sont en rattrapage scolaire au centre PSE ou dans les écoles publiques
  • 400 sont pris en charge dans les paillotes / garderies (<6ans)
  • + de 2 000 consultations médicales par semaine
  • 200 sont accueillis dans les programmes spécialisés (handicap / PMI…)
  • 1 to 1 : Chaque enfant est traité au cas par cas
  • 7 000 repas sont préparés par jour à l’école
  • + 140 métiers proposés
  • 5 écoles : Hôtellerie / Business administration / Ecole technique (mécanique, électricité, plomberie…) / Ecole de cinéma / Fondation (école de rattrapage)
  • 98% trouvent un emploi grâce à plus de 20 formations professionnelles
  • 8 000 parrains particuliers
  • PSE est animée essentiellement par des bénévoles

Parrainer un enfant : Un petit geste pour nous, une vraie opportunité pour eux !

Depuis mon retour, j’ai décidé de parrainer un enfant. Sachez qu’à tous les niveaux nous pouvons aider j’en suis plus que consciente désormais ! Le moindre euro compte.

Le parrainage de référence d’un enfant est de 47 € par mois (15,98 € après déduction fiscale de 66%) soit 0,52 €/jour si vous êtes imposable. Cependant, chacun peut parrainer un enfant selon ses possibilités.

Il est bien entendu possible d’ajuster le parrainage, de le suspendre ou de l’arrêter à tout moment par simple courrier ou mail. Les parrainages ne sont pas nominatifs pour ne pas créer d’inégalité entre les enfants. Pas de parrain identifié et inversement. A ce jour, PSE compte plus de 8 000 parrains particuliers. Ils couvrent 80% des besoins et sont complétés par des fonds de parrainage.

Lien de parrainage

Votre don vient en aide aux 6 500 enfants et jeunes cambodgiens défavorisés que PSE prend en charge, ainsi qu’à leurs familles.
C’est la mission que vous confiez à PSE en faisant un don.
A ce jour, plus de 4 000 “anciens” sont dans la vie active, ont une vie digne et participent au redressement de leur pays.

Bien entendu, à terme, l’idéal serait que le pays n’ait plus besoin de PSE un jour mais surtout d’améliorer tout ce qui est déjà mis en place depuis des années et de garder un réel contact avec les nouveaux adultes fraîchement entrés dans la vie active (+ de 4300 anciens élèves ont trouvé un emploi)  afin de créer un réseau des anciens.

Plus qu’une recommandation, c’est un véritable conseil que je souhaite vous donner en vous  encourageant à vous rendre à l’école PSE pour une visite gratuite du site si vous vous rendez au Cambodge.

En conclusion de cet article, je voudrais vous dire que nous avons vécu 4 jours très intenses. La fatigue était évidemment bien là à la fin du séjour mais ce fut tellement riche que si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seule seconde. Ce fut pour moi un réel plaisir de me replonger dans cet incroyable voyage aujourd’hui et je suis heureuse si vous lisez ces lignes. J’ai mis le temps mais je voulais sélectionner les bons mots, raconter mon propre vécu. Je ne remercierai jamais assez Laurine de m’avoir contactée et présenté cette association que j’accompagnerai au maximum de mes capacités. PSE m’a touchée, l’histoire de Marie-France m’a émue dès notre première rencontre. Je vous invite d’ailleurs à vous rendre à l’une des soirées de sa tournée annuelle pour comprendre tout ça, mais aussi pour poser toutes les questions que vous souhaitez (dates de la tournée 2019). Par ce billet, je tiens également à remercier Nassim, Martin de Roquefeuil, Thierry Riga (directeur de PSE) et Samuel. Je n’oublie pas Leakhena, Bora et tous les autres bénévoles… mais aussi Valérie, Meyer et notre petit groupe bien sympa. Un petit mot pour les filles, le clan des blogueuses aux côtés de qui j’ai pas mal appris. Enfin, j’ai une pensée toute particulière pour tous ces enfants qui m’ont touchée en plein coeur. J’ai eu plaisir à rire avec eux, les câliner, faire des selfies ou du sport… Jamais je n’oublierai ce voyage au Cambodge, il a changé ma vie.

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